ACA INFO février 07

ACA INFO février 2007

ci-dessous
-un article qui fait bien le point sur Suez-GDF
-Suez veut fixer une AG adoptant la fusion le 21 juin
-les résolutions du CE européen de GDF
-GDF: Augmentation du Chiffre d'affaires de 21% en 2006 (les résultats financiers 2006 seront publiés en mars)
-une dépêche AFP EDF réalise un profit historique


CITATIONS

LA FUSION SUEZ-GDF EN STAND-BY


Enerpresse 18 février 2007

Le projet de fusion entre Suez et Gaz de France fait toujours couler beaucoup d'encre. Pas forcément à cause des informations en provenance des deux opérateurs, qui continuent à affirmer que ce projet est le meilleur pour les deux entreprises, mais plutôt à cause des rumeurs d'alternatives à ce projet, alimentées par tous ceux qui ont intérêt à ce que la fusion échoue.
« On ne tire pas sur une ambulance », glisse, sarcastique, un des concurrents de Suez et de GDF, qui a maintenant l'opportunité légale de contester le feu vert de Bruxelles devant la Cour de Justice, depuis la publication (le 5 février) de la décision de la Commission européenne du 24 novembre 2006. C'est résumer de façon un peu condescendante, mais, ô combien lucide, la situation du projet de fusion entre les deux opérateurs français.
Le sujet s'est invité, malgré lui, à la campagne pour les présidentielles. Ségolène Royal a enfoncé le clou à Villepinte en promettant un pôle énergie français EDF-GDF, «qui a ses chances de passer à Bruxelles», selon certains optimistes. Nicolas Sarkozy, quant à lui, n'a pas dévoilé ses plans, mais on murmure que cette «patate chaude» l'encombre plutôt qu'autre chose, lui qui avait promis en son temps que jamais GDF ne serait privatisé.
Le gouvernement français ne s'est pas encore prononcé sur la publication du décret de privatisation, indispensable mais encore dans les cartons, même si la privatisation ne pourrait être effective qu'au 1er juillet. Si le gouvernement Villepin décidait de le publier avant les présidentielles, ce serait en tout cas une énorme pierre dans le jardin du candidat Sarkozy. Et de toute façon, pour que la privatisation ait lieu, il faudrait également un arrêté précisant le prix de l'action' de Gaz de France, qui devrait recueillir l'avis conforme de la Commission des Participations et des Transferts (ex-Commission des privatisations). Celle-ci doit déterminer un prix-plancher pour l'action de Gaz de France, directement en rapport avec le dividende exceptionnel permettant la parité entre actions Suez et GDF, donc une question hautement sensible.
Les syndicats prêts à tout
La privatisation, voilà surtout ce qui fâche les syndicats, prêts à tout pour faire payer à l'UMP sa

«trahison». Ils n'ont déjà pas si mal réussi, puisque leurs différentes actions ont repoussé le projet de fusion à - théoriquement - juillet 2007. «Théoriquement», car ils ont encore plusieurs tours dans leur sac. La réunioI1' du Comité d'Entreprise européen de Gaz de France le 31 janvier, où étaient présentées les études des experts désignés par les représentants du personnel, a mis à l'index sur les «conséquences sur l'emploi des salariés des sociétés liliales des services dans les différents pays européens», notamment un «sureffectif», selon la direction de GDF, de 350 salariés à «redéployer», 716 selon les experts des syndicats.
En outre, le Comité d'entreprise européen de Gaz de France attend toujours les «éléments écrits d'informations sur toutes les conséquences liées à un effet différé de la fusion éventuelle au 1er juillet 2007» de la part de la direction de GDF, ce qui rallonge d'autant plus la procédure de consultation des instances représentatives du personnel.
Les comptes 2006 de Gaz de France ne seront arrêtés que le 12 mars, et ce n'est qu'à ce moment-là qu'un nouveau traité de fusion pourra être rédigé. Et pour valablement donner leur avis, les membres du Comité d'Entreprise européen doivent préalablement avoir connaissance de ce nouveau projet de traité de fusion, incluant les comptes de l'exercice 2006, avant d'envisager toute consultation de l'organisme sur les modalités du projet de fusion. Le Comité a donc demandé à ce qu'aucun Conseil d'Administration de GDF ne soit convoqué sur la fusion, avant d'avoir recueilli son avis et a même menacé d'une procédure en référé si la direction de GDF passait outre.
Du côté des entreprises concernées, on «fait le mort». Les observateurs ont noté que Suez et Gaz de France faisaient «le minimum possible» pour poursuivre la fusion. Ce ne sont pas les annonces récente de «projets communs» ou de partenariats qui feront la différence, puisqu'à l'heure actuelle, il n'yen aurait aucun de nouveau sur la table.
Les prédateurs aux aguets
Après avoir atteint son objectif de prix de l'action, le trublion Erik Knight s'est retiré en revendant avec un belle plus-value, les 0,8% (en non pas 0,4% comme cela a été écrit un peu partout) du capital
de Suez qu'il possédait, via sa banque, chargée de trouver des acheteurs. E. Knight n'a ni confirmé, ni démenti que ses actions ont atterri dans l'escarcelle d'Albert Frère. Cela n'a pas d'importance, sauf qu'on connaît le prix de cession: entre 39 et 40 euros l'action, ce qui laisse penser que le premier actionnaire individuel de Suez a payé au prix fort sa montée dans le capital.
Et quand on sait qu'Albert Frère n'a pas la réputation de faire des cadeaux, on peut en déduire qu'il anticipe une plus-value. Cela signifierait qu'il a modifié ses plans, qui étaient de monter dans le capital du nouveau groupe après la fusion pour y conserver une place prépondérante, et ne compte plus sur une fusion dans les termes initiaux ... Si fusion il y a. Le scénario le plus plausible qui est actuellement discuté dans le microcosme parisien est celui d'un découpage de Suez en deux: Environnement et Energie, auquel Gérard Mestrallet est farouchement opposé.
Les observateurs n'oublient pas que l'objectif du gouvernement reste que «l'eau ne parte pas à l'étranger ». L'énergie est, pour la plus grande partie, déjà à l'étranger, avec Electrabel, ce qui rend la pilule plus facile à avaler pour notre ego national, d'une éventuelle reprise des activités énergétiques de Suez par un investisseur étranger.
""
Car on se bouscule au portillon pour le joyau Electrabel, groupe énergétique doté de capacités nucléaires, à l'heure où les constructions de nouvelles capacités nucléaires ne sont pas légion en Europe occidentale et où deux pays, justement, ont choisi d'abandonner l'atome : la Belgique et l'Allemagne; même si cette décision est de plus en plus contestée par les milieux d'affaires. L'Enel n'usera pas de la force, comme l'a rappelé son PDG Fulvio Conti, mais ronge son frein en attendant un nouvel hôte à l'Elysée, qui pourrait ouvrir la voie à un accord négocié entre Paris et Rome sur le sort de Suez.
Pour les autres, RWE semble tenir la corde. Le géant allemand s'est débarrassé de ses activités dans l'eau et «croule sous le cash», selon les analystes, en attendant sa prochaine acquisition, alors que son concurrent E.ON est occupé en Espagne. Gazprom est toujours intéressé par des actifs dans les infrastructures, à défaut d'être le bienvenu dans le capital d'un énergéticien européen. Mais cela ne représente qu'une partie de l'équation, puisqu'il faudrait aussi reprendre l'activité Environnement de Suez. Là, les alliés potentiels -- français -- sont nombreux : Artemis, Veolia, Wendel et Eurazeo se sont déclarés prêts à s'allier à un énergéticien pour une OPA sur Suez.
Les politiques muets
Du côté du monde politique, les atermoiements de la fusion Suez-Gaz de France ont usé les députés français. «Ils ne veulent plus entendre parler d'énergie», assène ce familier des couloirs du Palais-Bourbon. On lés comprend: l'opération menée au pas de charge par le gouvernement Villepin s'est au final avérée plus compliquée que prévu, et la majorité s'en serait bien passée, en cette année d'élections majeures.
En Belgique, c'est le calme plat. Les élections approchent, également, et personne ne veut discuter de ce dossier très encombrant. Pourtant, le futur énergétique du pays sera en grande partie déterminé par le devenir de Suez, et par là même, d'Electrabel, de Distrigaz et de Fluxys.
Suit y à l'accord entre le gouvernement Verhofstadt et Suez, la plupart des mesures susceptibles d'améliorer la concurrence sur les marchés belges de l'électricité et du gaz dépendent de la fusion Suez-Gaz de France. Que se passera-t-il si elle n'a pas lieu? Il semble qu'il n'y ait aucun « plan B » en Belgique. Lorsqu'on lit le portrait édifiant de la situation concurrentielle des marchés de l'énergie en Belgique (voir la décision de la Commission européenne du 24 novembre), on est en droit de s'attendre à une tentative d'amélioration de la part de l'équipe au pouvoir. Mais non, Bruxelles semble faire confiance à Paris pour décider de l'avenir de ses marchés de l'électricité et du gaz.
Qui plus est, en pleine ouverture des marchés des petits consommateurs à la concurrence, à Bruxelles et en Wallonie, les atermoiements sur la composition de son capital (dont 25,1 % appartiennent toujours à Gaz de France) portent un énorme préjudice à SPE, principal concurrent d'Electrabel, même s'il est dix fois plus petit. A tel point que le mandataire chargé de trouver un repreneur pour la participation de Gaz de France dans SPE, réfléchit à éloigner d'une manière ou d'une autre le groupe français des instances de direction de SPE.
(Correspondance particulière de Bruxelles)

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Suez propose une assemblée de fusion le 21 juin

Les Echos 1er février

Suez compte convoquer une assemblée générale extraordinaire sur sa fusion avec Gaz de France le 21 juin, indique le PDG de Suez, Gérard Mestrallet, dans une lettre à son homologue de GDF, Jean-François Cirelli. Une assemblée de Suez à cette date ouvrirait la voie à un rapprochement effectif des deux groupes dès le 1er juillet, GDF ayant déjà émis le souhait de réunir ses actionnaires sur ce dossier le 25 juin. Le Conseil constitutionnel a validé le 30 novembre la privatisation de GDF, un préalable nécessaire à la fusion avec Suez, en indiquant toutefois qu'elle ne pouvait pas intervenir avant le 1er juillet 2007, date de l'ouverture du marché de l'énergie à la concurrence, qui fera tomber la notion de « service public national ».


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RESOLUTIONS DU COMITE D'ENTREPRISE EUROPEEN DE GAZ DE FRANCE DU 31 JANVIER 2007

Première résolution :

Les représentants du personnel siégeant en Comité d'Entreprise Européen de Gaz de
France ont été convoqués à la réunion d'information de ce jour par courrier du 18
janvier 2007, sur l'ordre du jour suivant :
" Examen du rapport d'expertise réalisé par les cabinets SYNDEX et IDEFORCE "
A la suite de la présentation de leur rapport d'expertise par les représentants des
cabinets SYNDEX et IDEFORCE au cours de la réunion de ce jour, les membres du
Comité d'Entreprise Européen relèvent trois éléments essentiels.
En premier lieu, ils constatent que la Direction de Gaz de France, comme celle de
Suez, n'a pas souhaité transmettre aux experts l'intégralité des documents sollicités
pour mener à bien leur mission d'expertise.
Ainsi, les experts n'ont pas eu communication écrite des plans à moyen terme des
deux sociétés, ce qui aurait permis aux experts d'avoir une vision plus précise des
incidences sur l'emploi de ce projet de fusion.
Les membres du Comité déplorent une telle attitude de la part de la Direction de Gaz
de France qui ne permet pas de donner aux membres de l'organisme toute
information utile relative à ce projet de fusion.
En deuxième lieu, les membres du Comité constatent que, contrairement à ce qui
avait été annoncé jusqu'à présent par la Direction, cette mission d'expertise a permis
de démontrer que ce projet de fusion aura manifestement des conséquences sur
l'emploi des salariés des sociétés filiales des services dans les différents pays
européens.

Les experts relèvent ainsi précisément dans leur rapport que la Direction de Gaz de
France a annoncé un " sureffectif " à redéployer d'environ 350 salariés. ( conclusions
du rapport page 97 )
Un tel chiffre n'avait jamais été annoncé auparavant au Comité d'Entreprise
Européen, ce qui suffit à démontrer que la Direction n’a pas donné aux représentants
du personnel tous les éléments utiles pour leur permettre de pouvoir appréhender
les conséquences de ce projet de fusion en terme d'emplois.
En troisième lieu, les membres du Comité constatent qu'à l'évidence la Direction de
Gaz de France, même si elle reconnaît l'existence de postes en doublons dans le cadre
de ce projet de fusion, elle en minimise leur nombre et néglige délibérément leur
impact ; d’une part dans la mesure où les experts relèvent que ce chiffre doit être
multiplié par deux en retenant l'hypothèse d'un effectif de 716 salariés à redéployer ;
d’autre part, compte tenu du fait que les experts limitent les possibilités de
redéploiement au regard des situations locales problématiques, des situations
variables selon les fonctions, et de l’avancée des projets de Centres de Services
Partagés.
Au vu de l'ensemble de ces éléments, le Comité prend acte des termes du rapport
d'expertise.
Mise au vote par le président à 18h07 le 31/01/2007 en séance du CEE Gaz de
France : 29 pour, zéro contre et zéro absention
La résolution est donc adoptée.
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Deuxième résolution :
Il convient de rappeler que lors de la précédente réunion du Comité du 21 décembre
2006, les représentants du personnel ont adopté à l'unanimité une résolution aux
termes de laquelle il a été décidé que le point d'information relatif à la décision
rendue le 30 novembre 2006 par le Conseil Constitutionnel soit reporté dans l'attente
de la transmission par la Direction des éléments écrits d'informations sur toutes les
conséquences liées à un effet différé de la fusion éventuelle au 1er juillet 2007.
Or, force est de constater qu'à ce jour, les représentants du personnel n'ont été
destinataires d'aucun élément complémentaire à ce titre et qu'en tout état de cause ce
point d'information n'ayant pas été mis à l'ordre du jour de la présente réunion, la
procédure d'information du Comité d'Entreprise Européen doit se poursuivre avant
toute consultation.
Enfin, en toute hypothèse, le Comité ne saurait être consulté sur les modalités du
projet de fusion alors même que celles-ci ne sont pas encore arrêtées de l'aveu même
de la Direction.
En effet, au cours du dernier Conseil d'Administration du 23 janvier 2007, la
Direction de Gaz de France a présenté un nouveau calendrier du projet de fusion en
précisant explicitement que devait être rédigé un nouveau projet de traité de fusion
sur la base des comptes de l'exercice 2006 qui ne seront arrêtés que le 12 mars 2007.
Dans ces conditions, les membres du Comité d'Entreprise Européen doivent
préalablement avoir connaissance de ce nouveau projet de traité de fusion incluant
les comptes de l'exercice 2006 avant d'envisager toute consultation de l'organisme sur
les modalités du projet de fusion.

Au vu de l'ensemble de ces éléments, le Comité d'Entreprise Européen est bien fondé
à demander également qu'aucun Conseil d'administration de Gaz de France S.A.
relatif au projet de fusion avec Suez n'ait lieu avant que le Comité n'ait pu être
valablement informé et consulté et ait rendu un avis motivé sur ledit projet de fusion
compte tenu des éléments rappelés ci-dessus, conformément aux dispositions de
l'article 4-3 de son accord constitutif.
En tout état de cause, le Comité d'Entreprise Européen ne serait manifestement pas
en l'état d'émettre un avis sur les modalités du projet de fusion pour l'ensemble des
raisons ci-dessus.
Toutefois, si la Direction de Gaz de France devait passer outre cette résolution,
notamment en considérant que l'organisme aurait prétendument été valablement
informé sur les conséquences de la décision du Conseil Constitutionnel et consulté sur
les modalités du projet de fusion, le Comité mandate sa Secrétaire en exercice,
Madame Martine FEUILLERAT, pour engager une procédure en référé, afin de :
- faire défense à la Direction de Gaz de France de convoquer toute réunion du
Conseil d'administration concernant le projet de fusion tant que le Comité
d'Entreprise Européen n'aura pas été régulièrement et pleinement informé et
consulté comme indiqué précédemment.
- voir ordonné la convocation d'une nouvelle réunion d'information du Comité
d'Entreprise Européen avec pour ordre du jour l'information de l'organisme sur
les conséquences de la décision du Conseil Constitutionnel du 30 novembre 2006
sur le projet de fusion.
- voir ordonné le report de la consultation du Comité d'Entreprise Européen sur
les modalités du projet de fusion Gaz de France - Suez tant que ses membres ne
seront pas a minima destinataires dans leur langue d'origine du nouveau projet
de traité de fusion établi sur la base des comptes 2006 arrêtés le 12 mars 2007.

Enfin, considérant que le non respect par la Direction de la présente résolution serait
constitutif d'un délit d'entrave aux prérogatives de l'organisme, le Comité
d'Entreprise Européen mandate également sa Secrétaire en exercice, Madame Martine
FEUILLERAT, pour engager en tant que de besoin une procédure en délit d'entrave
devant le Tribunal Correctionnel compétent.
Mise au vote par le président à 18h13 le 31/01/2007 en séance du CEE Gaz de
France : 26 pour, zéro contre et trois absentions
La résolution est donc adoptée.

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GDF: Augmentation du Chiffre d'affaires de 21% en 2006

Données IFRS non auditées
Direction de la  Communication GDF
Paris, le 14 février 2007 -

Le Groupe Gaz de France a réalisé en 2006 un chiffre d'affaires consolidé record de 27 642 millions d'euros, en progression de 21 % par rapport à 2005. A climat moyen et à méthodes comptables constantes (hors application IFRIC 12), le chiffre d'affaires progresse de 24 % par rapport à 2005.
Cette progression résulte principalement de l'augmentation générale des prix de l'énergie en Europe, qui s'est toutefois quelque peu ralentie en fin d'année. Elle s'explique également par une progression des volumes et par l'effet d'opérations de croissance externe.
Après un premier semestre plus froid que le premier semestre de l'exercice précédent, l'année 2006 a connu un automne particulièrement chaud qui a défavorablement impacté la progression du chiffre d'affaires (baisse de 12 TWh entre 2005 et 2006).
Le chiffre d'affaires du Groupe à l'international atteint 10 839 millions d'euros en progression de 33 %. Il représente désormais près de 40 % du chiffre d'affaires total.
Dans ce contexte, le Groupe a confirmé lors du conseil d'administration du 23 janvier la réalisation des objectifs annoncés pour 2006, à savoir :
·      Une croissance de l'Excédent Brut Opérationnel supérieure à 20 %, soit plus de 5 milliards d'euros.
·      Un résultat net supérieur à 2,2 milliards d'euros.


Chiffre d'affaires annuel par pôle / segment

En millions d'euros
2005
2006
Var. %
Fourniture Energie & Services



Exploration - Production
1 139
1 659
46 %
Achat - Vente d'Energie
17 265
20 481
19 %
Services
1 924
2 181
13 %
Infrastructures



Transport Stockage France
2 124
2 227
5 %
Distribution France
3 426
3 289
- 4 %
Transport Distribution International
2 275
3 570
57 %
Eliminations & autres
- 5 281
- 5 765

TOTAL GROUPE (1)
22 872
27 642
21 %
TOTAL GROUPE hors impact IFRIC 12
22 385
27 245
22 %
TOTAL GROUPE hors impact IFRIC 12 et à climat moyen
22 233
27 484
24 %



Analyse du chiffre d'affaires 2006

Fourniture Energie & Services
Le pôle Fourniture d'Energie et de Services intègre les activités d'exploration-production, d'achat et de vente d'énergie, ainsi que les services à l'énergie.
·      Exploration-Production
Au cours de l'exercice 2006, le chiffre d'affaires de l'activité Exploration-Production a augmenté de 46 % à 1 659 millions d'euros, contre 1 139 millions pour la même période en 2005 (+ 52 % à périmètre comparable (2) ).
Cette progression provient essentiellement de la hausse des cours des hydrocarbures (produits pétroliers et gaz naturel) et de l'augmentation de 10 % de la production vendue consolidée du Groupe (38 Mbep (3) en 2006 contre 34,6 Mbep pour l'année 2005).
En prenant en compte la part de Gaz de France dans le champ d'Elgin-Franklin (filiale Efog, mise en équivalence), la production du Groupe atteint 45 Mbep3 en 2006.
·      Achat-Vente d'Energie
Le chiffre d'affaires de l'activité Achat-Vente d'Energie progresse de 19 % à fin décembre 2006 par rapport à 2005, à 20 481 millions d'euros contre 17 265 millions d'euros. Cette progression résulte principalement de la hausse des prix de l'énergie, consécutive à la hausse des prix d'achat du gaz.
Ventes de gaz naturel
En 2006, les ventes totales de gaz du segment achat vente d'énergie s'élèvent à 641 TWh. Elles sont impactées défavorablement par le climat, alors qu'elles avaient été impactées favorablement en 2005. A climat moyen, ces ventes restent toutefois en progression de 0,6 %.
Les ventes de gaz naturel aux clients particuliers en France s'élèvent à 133 TWh en baisse de 6 TWh. Corrigées du climat, ces ventes sont stables d'une année sur l'autre.
Les ventes à la clientèle d'affaires et aux grands comptes s'élèvent à 279 TWh en France en baisse de 25 TWh et de 20 TWh à climat moyen. En Europe, elles s'élèvent à 119 TWh, en hausse de 14 TWh. Ces évolutions différenciées reflètent l'effet conjugué de la politique de marge, de l'ouverture des marchés et de la clémence du climat.
Enfin, les ventes court terme et les ventes aux revendeurs sont en progression de 10 % et atteignent 110 TWh.
Ventes d'électricité
En France, les ventes physiques d'électricité (4) enregistrent une progression de 17 % en 2006 et atteignent 3,3 TWh.
Au Royaume-Uni, porté par la forte hausse des prix sur le marché britannique, le chiffre d'affaires électricité 2006 progresse de 15 % par rapport à 2005.
·      Services
Le chiffre d'affaires de l'activité Services s'établit à 2 181 millions d'euros à fin décembre 2006, à comparer à 1 924 millions d'euros pour l'exercice 2005, soit une progression de 13 %, du fait d'une croissance organique soutenue, mais aussi de l'entrée en consolidation de nouvelles sociétés. A périmètre comparable, l'augmentation du chiffre d'affaires sur la période est de 9 %.

Infrastructures
Ce pôle regroupe les activités de gestion des infrastructures de transport, de stockage et de distribution en France et à l'international.
·      Transport Stockage France
Le chiffre d'affaires de l'activité Transport Stockage France s'établit sur la période à 2 227 millions d'euros contre 2 124 millions en 2005, en progression de près de 5 %. L'augmentation des capacités souscrites sur le réseau de transport, la hausse des réservations de stockage et des quantités de gaz naturel déchargées dans les terminaux méthaniers, ainsi que la hausse de tarifs de stockage intervenue au 1er avril 2006, expliquent cette progression.
·      Distribution France
Le chiffre d'affaires de l'activité Distribution France s'établit à 3 289 millions d'euros en 2006, en baisse de 4 % par rapport à l'exercice 2005. A climat et méthode comptable (IFRIC 12) comparables, le chiffre d'affaires progresse d'environ 2,1 %.
·      Transport Distribution International
Le chiffre d'affaires 2006 de l'activité Transport Distribution International est en augmentation de 57 % par rapport à 2005 et s'établit à 3 570 millions d'euros en 2006 contre 2 275 millions d'euros en 2005. A périmètre comparable (5), la croissance est de 20 % et résulte principalement des hausses des prix de vente, consécutives à la hausse des coûts d'approvisionnement.


Faits marquants du quatrième trimestre 2006 et événements récents
·      Nouveau tarif d'accès des tiers au réseau de transport de gaz naturel en France à compter du 1er janvier 2007.
·      Lancement de l'extension du terminal de Montoir-de-Bretagne, pour répondre au développement du GNL en France et en Europe.
·      Consolidation des approvisionnements en gaz avec le renouvellement, jusqu'en 2030, des contrats d'approvisionnement entre Gazprom et Gaz de France.
·      Entrée dans le projet de gazoduc entre l'Algérie et l'Espagne (Medgaz) et achat de gaz naturel à Sonatrach transitant par ce gazoduc.
·      Succès dans l'appel d'offres RTE pour la construction d'une centrale électrique de pointe, d'une capacité d'environ 200 MW en Bretagne.
·      Mise en service du Provalys et du Gaz de France energY qui ont rejoint la flotte désormais composée de 11 bateaux.
·      Poursuite du projet de fusion entre Gaz de France et Suez, avec la perspective d'une assemblée générale extraordinaire de fusion le 25 juin 2007 (date au plus tôt)
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EDF réalise un profit historique
Par Sophie LAUBIE

PARIS, 21 février 2007 (AFP) -

Le groupe français EDF a annoncé des profits records en 2006, grâce notamment à une forte croissance de ses activités internationales, en laissant cependant sans réponse précise les interrogations sur sa stratégie en matière d'acquisitions.
EDF a enregistré un bénéfice net de 5,6 milliards d'euros, en hausse de 73,5%, pour un chiffre d'affaires de 58,9 milliards (+15,4%).
A la Bourse de Paris, l'action EDF a terminé en baisse de 0,18% à 57 euros, dans un marché en baisse de 0,33%. Le titre a essuyé des prises de bénéfices après avoir atteint à nouveau en début de matinée son sommet historique en séance, à 58,87 euros.
Ces résultats s'inscrivent "dans un contexte de prix de l'énergie élevés en Europe et d'évolution modérée des tarifs en France", a commenté le PDG Pierre Gadonneix.
En France, l'augmentation de 1,7% des tarifs, entrée en vigueur le 15 août, "a eu un impact limité sur la progression du chiffre d'affaires", souligne EDF.
En revanche, dans le reste de l'Europe, le groupe allemand EnBW, détenu à environ 45% par EDF, a enregistré un bénéfice record d'un milliard d'euros, quasiment doublé. En Italie, le numéro deux de l'électricité Edison, racheté partiellement en 2005 par EDF, a profité du développement des ventes.
Au Royaume-Uni néanmoins, les résultats de la filiale EDF Energy ont déçu, avec un excédent brut d'exploitation en recul de 2,9%, en raison notamment de coûts pour accompagner le développement commercial.
"Nous sommes entrés dans une période d'investissements massifs", pour laquelle "il fallait des opérateurs de grande taille en Europe comme EDF", a souligné M. Gadonneix.
Il a mis en avant les investissements importants du groupe en 2006, qui se sont élevés à 5,9 milliards, en hausse de 14,8%. L'endettement financier net d'EDF s'est réduit de 19,7%, à 14,932 milliards.
EDF s'est engagé fin 2005 à investir 40 milliards d'euros sur la période 2006-2010, dont plus de la moitié en France, concernant la production, le transport et la distribution d'électricité.
Le groupe n'a pas donné beaucoup d'indications sur sa stratégie, notamment sur d'éventuelles acquisitions, alors que le secteur de l'énergie est en pleine concentration en Europe.
Par capitalisation boursière, EDF reste actuellement le numéro un en Europe (environ 104 milliards d'euros), mais sera dépassé par le nouveau géant issu du mariage en cours entre l'allemand EON et l'espagnol Endesa.
M. Gadonneix a indiqué qu'EDF, même s'il était d'abord engagé dans les investissements, "en particulier en France", disposait désormais "de marges de manoeuvre" pour "participer à des opérations majeures" d'acquisition en Europe, qui ne se feraient cependant qu'à "des prix raisonnables".
EDF est "intéressé à toute opportunité" d'acquisition, dans l'électricité comme dans le gaz, a-t-il dit, comme l'an dernier, sans donner plus de précisions sur les pays concernés.
M. Gadonneix a par ailleurs indiqué qu'EDF entendait "prendre part au renouveau de l'énergie nucléaire dans le monde", avec quatre "cibles" privilégiées: la Chine --où EDF est en discussion avancée pour participer à la construction de deux réacteurs nucléaires EPR de troisième génération--, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et l'Afrique du Sud.
La construction de l'EPR à Flamanville (Manche), qui devrait commencer à la fin de l'année, est "une formidable opportunité" et devait "permettre à EDF et à la France d'exporter sa compétence ailleurs", a-t-il dit.
Par Sophie LAUBIE
« », glisse, sarcastique, un des concurrents de Suez et de GDF, qui a maintenant l'opportunité légale de contester le feu vert de Bruxelles devant la Cour de Justice, depuis la publication (le 5 février) de la décision de la Commission européenne du 24 novembre 2006. C'est résumer de façon un peu condescendante, mais, ô combien lucide, la situation du projet de fusion entre les deux opérateurs français. Le sujet s'est invité, malgré lui, à la campagne pour les présidentielles. Ségolène Royal a enfoncé le clou à Villepinte en promettant un pôle énergie français EDF-GDF, selon certains optimistes. Nicolas Sarkozy, quant à lui, n'a pas dévoilé ses plans, mais on murmure que cette «patate chaude» l'encombre plutôt qu'autre chose, lui qui avait promis en son temps que jamais GDF ne serait privatisé. Le gouvernement français ne s'est pas encore prononcé sur la publication du décret de privatisation, indispensable mais encore dans les cartons, même si la privatisation ne pourrait être effective qu'au 1er juillet. Si le gouvernement Villepin décidait de le publier avant les présidentielles, ce serait en tout cas une énorme pierre dans le jardin du candidat Sarkozy. Et de toute façon, pour que la privatisation ait lieu, il faudrait également un arrêté précisant le prix de l'action' de Gaz de France, qui devrait recueillir l'avis conforme de la Commission des Participations et des Transferts (ex-Commission des privatisations). Celle-ci doit déterminer un prix-plancher pour l'action de Gaz de France, directement en rapport avec le dividende exceptionnel permettant la parité entre actions Suez et GDF, donc une question hautement sensible. La privatisation, voilà surtout ce qui fâche les syndicats, prêts à tout pour faire payer à l'UMP sa
ci-dessous -un article qui fait bien le point sur Suez-GDF-Suez veut fixer une AG adoptant la fusion le 21 juin-les résolutions du CE européen de GDF-GDF: Augmentation du Chiffre d'affaires de 21% en 2006 (les résultats financiers 2006 seront publiés en mars)-une dépêche AFP EDF réalise un profit historique
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