Mestrallet Dehors, à la retraite !

Agents et Citoyens Actionnaires d’EDF et GDF

www.aca-edfgdf.org

26 février 2015

Après l’annonce des résultats catastrophiques du groupe Engie (feu GDF Suez)

Envoyer M. Mestrallet en retraite, sans mirifiques bonus.

Recréer, en France, une entreprise publique de service public, en extrayant du groupe Engie, les activités

gazières autrefois assurées par GDF.

Le groupe Engie (feu GDF Suez) vient d’annoncer des résultats catastrophiques et préoccupants pour l’avenir du

groupe.

Le groupe Engie est né de l’organisation de la mise à mort de GDF par M. Mestrallet, le président du groupe. Car,

au-delà de la disparation du nom « GDF » de l’intitulé du groupe, c’est bien une disparition de tous les principes

régissant le service public de l’électricité et du gaz, crée à Libération, qui est souhaitée. L’égalité de traitement,

l’impératif de fournir une énergie sure et bon marché,…, tout cela à la trappe ! Une disparition organisée avec la

complicité, pas même honteuse, du trio Hollande – Valls – Macron, trio qui représente l’Etat en le rendant

incapable de remplir son rôle de garant de l’intérêt général.

Le groupe Engie a perdu 4,6 milliards d'euros l'année dernière ; il a annoncé un plan de restructuration présenté

comme "une "transformation stratégique à 3 ans pour devenir leader de la transition énergétique dans le monde".

Un plan qui prévoit 15 milliards d'euros de cessions d'actifs. Alors que de le même temps, la réorganisation du

groupe, décidée en avril 2015, est estimée devoir à aboutir à 1.500 suppressions d'emplois.

Ainsi, avec une perte de 4,6 milliards d’euros, les résultats de l’année 2015 sont mauvais. Mais, que l’on se

rassure, M. Mestrallet a été capable de bien pire. En février 2014, le groupe GDF Suez annonçait une perte de

9,7 milliards d’euros pour l’année 2013, après que M. Mestrallet eut décidé une dépréciation d’actifs à hauteur de

14,9 milliards d’euros. Mauvais résultat, aussi, du strict point de vue boursier ! En mai 2013, l’action GDF Suez,

qui cotait plus de 40 euros en 2008, au moment de la fusion, n’en valait plus que 16,5. La crise financière

n’explique pas tout. Il convient plutôt de regarder du côté du coût colossal du rachat d’International Power,

opération qui devait faire du groupe le champion du monde de la production indépendante d’électricité. On a vu

ce qu’il en sera : le baron belge, Albert Frère, a organisé sa sortie du groupe et les représentants de l’Etat, sans

broncher plus que ça, ce qui est inadmissible, ont accepté la perte de valeur significative que représente cette

chute du titre. Voilà donc ce M. Mestrallet, qui va d’échec en échec et qui se maintient au poste de président du

groupe. C’est par trop incohérent et risqué ! C’est pourquoi il faut dire ….

 

STOP ! Cela suffit ! Assez de voir M. Mestrallet mener, année après année, des grandes opérations de

com. où il nous promet que la nouvelle stratégie du groupe, celle de l’année en cours étant toujours différente de

celle de l’année précédente, va faire d’Engie un nouveau champion du monde d’un grand n’importe quoi centré

sur tout sauf, bien sûr, ce qui faisait le coeur de métier de GDF, c’est-à-dire les activités gazières. Tout : c’est une

année, la production indépendante d’électricité, notamment dans les pays émergents ; une autre année, c’est le

développement des ENR ; une troisième année, ce sont les services liée à la transition énergétique ; etc. …

STOP ! Cela suffit ! Assez de voir M. Mestrallet nous annoncer que demain, toujours demain, le groupe

Engie sera un nouveau champion du monde des ENR, de la transition énergétique, etc. alors

qu’aujourd’hui le groupe Engie vit sur la captation de la rente gazière en France. Au vu du feuilleton de

l’exploitation des centrales nucléaires belges, il serait intéressant de savoir si le groupe est encore en mesure de

capter la rente nucléaire belge ? La reconduction pour deux ans de M. Mestrallet comme président non exécutif,

décidée par le gouvernement, est incompréhensible : pourquoi le trio Hollande – Valls – Macron accepte-t-il que

le groupe Engie dilapide la rente gazière française, dans on ne sait quels projets à l’international, puisque leurs

objets sont prévus changer tous les ans, sans que l’on sache si ils ont été vraiment menés à bien ? De plus, nul

ne connait la nouvelle fable stratégique que le groupe Engie va nous inventer, on peut en être sûrs, l’an prochain,

en 2017 ? Pourquoi une telle indulgence du trio Hollande – Valls – Macron à l’égard de M. Mestrallet ? On

s’interroge de savoir si sa présence, par le passé, dans les cabinets ministériels en est la raison ?

 

STOP ! Cela suffit ! Assez de voir la gestion du groupe Engie par M. Mestrallet avoir des conséquences

aussi dramatiques pour les actionnaires, au premier rang desquels l’Etat, et le personnel. S’agissant des

actionnaires, y compris l’Etat, les dirigeants du groupe achètent leur silence, en leur offrant un rendement

dividende par action élevé. Pour une entreprise qui devrait se voir soucieuse d’assurer le service public du gaz en

France, il importe de mettre fin à cette pratique, porteuse d’un leurre sur son efficacité industrielle et contraire aux

principes mêmes de l’intérêt général. S’agissant du personnel, il est urgent que l’Etat, c'est-à-dire aujourd’hui le

trio Hollande – Valls – Macron, veille à ce que cela ne soit pas lui, le personnel, qui paye les pots cassés, par le

biais de suppressions d’emplois inadmissibles, quand les dirigeants du groupe s’avèrent, pour une fois, être

champions du monde. Champions du monde, dans la catégorie « Gestion catastrophique d’une utility (1)» !

 

STOP ! Cela suffit ! Le trio Hollande – Valls – Macron doit faire en sorte que l’Etat puisse assumer

pleinement son rôle d’actionnaire majoritaire et mettre le holà aux pratiques de M. Mestrallet et des

dirigeants d’Engie à la tête du groupe. Pratiques qui annoncent un déni des principes du service public et une

déroute du groupe, qui va bien au-delà de la grave détérioration observée aujourd’hui !

Pour cela, il importe de :

  • envoyer, au plus vite, M. Mestrallet en retraite. Une retraite, sans mirifiques bonus bien sûr,

compte tenu des échecs successifs,

  • et, recréer, en France, une entreprise de service public du gaz, en extrayant du groupe Engie, les

activités gazières autrefois assurées par GDF, dans le respect de l’intérêt général. Il s’agit des

activités d’importation, stockage, fourniture, commercialisation, et aussi transport. Il est même, possible

de recréer une entreprise publique, sans que cela soit trop onéreux pour l’Etat. Diverses solutions

existent, comme par exemple de passer par la transformation d’actions en titres participatifs, c’est-àdire

des actions, sans droits de vote, à évolution garantie.

 

(1) Utility : c’est ainsi que les libéraux anglo-saxons appellent ce qu’en France, nous appelons « entreprise

de service public ».

 

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